Dès mes études, j’ai été fasciné par ce que peuvent nous faire ressentir les mots. Shakespeare pour le drame, Molière pour la drôlerie, Nelligan pour l’émotion. Grâce à la bibliothèque de mon père, j’ai découvert Alexandre le Grand, la Révolution américaine, le Comité de salut public, et tant d’autres univers.

Le plaisir des mots et la quête du passé agirent sur moi comme une injection double d’un virus mortel : vouloir raconter ce qui a été.

La vie voulut que je travaille en informatique durant quarante ans. Mais les mots me suivaient, à un point tel que j’ai éventuellement fondé une entreprise en rédaction et traduction techniques.

Pendant toutes ces années, et encore aujourd’hui, j’achetais des ouvrages d’Histoire, étant fasciné, entre autres, par la période napoléonienne qui a convulsé tout un Continent.

Une question me turlupinait sans cesse : comment était-ce de vivre, d’aimer, de se battre, à ces autres époques ?

Comment les hommes et les femmes, les braves et les couards, les honnêtes gens et les traîtres, ressentaient-ils la vie ? Quelle était, alors, la place de l’amour, la haine, la jalousie, l’amitié ?

Et j’ai alors commencé à écrire Les plaines de Nouvelle-France.